Retrouvé grâce World of Warcraft
Accusé
de trafic de drogue, un Américain a passé la frontière canadienne pour
échapper à la police américaine. Cependant, en apprenant sa passion
pour World of Warcraft, celle-ci a pu obtenir l’aide de Blizzard, le
concept du jeu, afin de le localiser et demander son extradition.
Alors que certains se plaisent à décrire l’espace numérique comme « un Far Ouest high-tech« , où « des hors-la-loi » peuvent profiter d’ »une zone de non droit » pour « piller sans réserve dans des entrepôts clandestins« , l’actualité nous rappelle que la loi, aussi imparfaite soit-elle, s’applique bel et bien sur Internet.
Que ce soit sur les réseaux sociaux, les jeux vidéo en ligne ou même lorsqu’il s’agit du droit d’auteur,
la justice et les autorités ont la capacité pour intervenir dans et à
travers la sphère digitale en cas d’infraction. Même lorsqu’il s’agit d’un vol physique d’une console de jeux vidéo.
Et si les forces de l’ordre n’hésitent plus à s’appuyer sur des sites communautaires
comme Facebook ou Twitter pour traquer les délinquants, le
shérif-adjoint du comté d’Howard, Matt Roberson, est allé plus loin
encore en pourchassant un fugitif
accusé de trafic de drogue, via World of Warcraft. Le shérif, après
avoir appris durant l’investigation qu’Alfred Hightower était un fan du
célèbre MMORPG, a alors adressé une citation à comparaitre à Blizzard,
le concepteur du jeu.
Quelques
temps plus tad, grâce aux informations transmises par Blizzard, Matt
Roberson a été en mesure de localiser la cache canadienne d’Alfred
Hightower (plus connu en jeu sous le nom de Rastlynn), et de demander son extradition. Moralité, la justice peut intervenir partout, même sur les mondes virtuels. Dès lors, la « campagne de civilisation des nouveaux réseaux » proposée par Nicolas Sarkozy semble vraiment d’un autre âge… et hors-de-propos.
Via NUMERAMA





